Contrairement à la filtration chimique ou a l’écumeur, un filtre mécanique retient des déchets dans un support (mousse, sac poreux…) et les stocke sans pour autant stopper leur dégradation dans l’eau du bac et la pollution qui s’ensuit. Certains pré-filtre mécaniques grossiers (céramiques…) encouragent même le processus de dégradation, donc de pollution aux phosphates, nitrates et autres composés rendant l’eau jaune et impropre à la vie marine.
De fait la filtration mécanique est souvent montrée du doigt en aquariophilie marine récifale ; et généralement prohibée. Il faut cependant noter que de nombreux bacs tropicaux basés sur la méthode berlinoise (donc méthode d’élimination par écumage ; en théorie sans filtre mécanique) sont en réalité équipé d’une petite quantité de perlon remplacé en totalité 2 à 3 fois/semaine.
Les bacs à poissons marins (devenus denrée rare !!) sont eux le plus souvent équipé d’un filtre mécanique fortement dimensionné compte tenu de la quantité de déchets généré par un Baliste….qui n’est pas comparable avec celle rejetée par une colonie d’Acropora.
Ceci pour vous faire remarquer que les bacs marins ne sont pas tous égaux face aux déchets à traiter, et qu’il faut savoir s’adapter; la méthode Berlinois "pure et dure" a été créée d'abord pour des bacs d'invertébrés assez peu chargés en poissons
Modèles :Un bon filtre mécanique marin doit réunir plusieurs qualités :
-absorber un flux d’eau important, entre 3 et 5 fois le volume/heure
-être silencieux. Un bac marin est bien assez bruyant…
-oxygéner l’eau ou au moins ne pas nuire. Pas facile en étant silencieux….
Et surtout :
-être TRES facile a entretenir
-utiliser un matériau facile à nettoyer en totalité ou peu couteux à remplacer.
Parmi les mauvais choix citons : filtre interne, filtre externe étanche type Eheim, tout filtre utilisant uniquement des cartouches de fabriquant hors de prix, les filtre semi humide de grande taille….
Parmi les bons choix citons : le DIY et notamment les filtre-gouttière ; les microns bag accrochés en sortie de descente et d’écumeur (oui oui, ils sont utiles !), les décantations avec un simple bout de perlon ou un carré de mousse bleue fine (qui ira à la machine à laver avec le micron bag)
Le support de filtration doit toujours être très fin; les mousses à gros pores et autres céramiques n'ont rien à faire dans un bac marin moderne; si ce n'est vous ennuyer avec des nitrates et des phophates "inexplicables"....
Les micron bag ont l'avantage d'être lavables en machine (sans lessive...) et réutilisables durant au moins un an. Ils ne nécessite aucun bricolage puisqu'ils peuvent s'accrocher directment au tuyau de descente ou à la canne de rejet de l'écumeur. ils amortissent très bien les bruits de chute d'eau.
Moins écolo, le perlon et diverses ouates fines sont souvent jetés mais il est parfois possible de les nettoyer. Leur usage nécessite par contre un bricolage ou l'achat d'un support adapté. Quoi qu'il arrive vérifiez toujours l'absence de passage privilégié d'eau.
Entretien :
Le nettoyage d’un filtre mécanique doit être exemplaire. Une fois par semaine reste le strict minimum pour un bac piscicole , mais dans le cadre d’un bac type Berlinois, l’ajout d’un module de ce type implique un remplacement bi ou tri hebdomadaire de la cartouche.
D’ailleurs les fabriquants tel que Tunze proposent quelquefois des filtres « tout en un » incluant une cartouche mécanique ;.ils ont bien compris la nécessité d’évacuer souvent les déchets : ces cartouches sont faites d’une ouate très très fine, en multicouches ; de faible dimension (équivalent d’un filtre interne pour un bac d’eau douce 2 à 3 fois plus petit).
Leur colmatage prend 3 à 5 jours……..après lesquels il faut donc les laver à grande eau sous peine de voir le débit de la pompe s’approcher de zéro
Ameca.